Culture

Serge Kalala ou la promotion des cultures afrodescendantes au Quebec

Grâce à Serge Kalala, la communauté afrodescendante de Québec bénéficie d’une vitrine pour partager sa culture et démontrer son savoir-faire artistique. Le concours Talent d’Afrique, qu’il a fondé en 2015 à l’âge de 29 ans, célèbre un 10e anniversaire avec un grand spectacle au Palais Montcalm, le 30 août prochain.

C’est à la suite d’un spectacle dans le quartier Limoilou à Québec que l’idée de ce concours de talent a pris naissance. J’étais un peu choqué, se souvient-il. Il constate alors qu’il n’y a aucun artiste issu de la diversité sur scène. Comment c’est possible qu’ici, à Limoilou, qui est le fief des immigrants, il n’y ait aucun talent artistique issu de la communauté noire?, se demande-t-il.

Le concours Talent d’Afrique a été créé dans un esprit de partage. On a des talents, on a une histoire à partager que tout le monde devrait savoir, dit-il.

C’est lors d’un premier voyage au Congo, pays d’origine de ses parents, qu’il a vécu un moment marquant qui lui a ouvert les yeux sur la richesse culturelle de son héritage. Moi, je trouve que la culture d’un pays, c’est très important. C’est ça qui te définit comme personne, soutient-il.

Natif de Québec, il connaissait peu de choses sur la culture congolaise jusqu’à ce qu’il pose les pieds à Kinshasa, une première fois, à l’âge de 26 ans. Je suis né à Québec, je me voyais comme un Québécois, comme tout le monde, dit-il. Au fur et à mesure que tu grandis, tu te rends compte que tu es différent, poursuit-il.

Il a fait de nombreux voyages par la suite, en Tunisie, en Côte d’Ivoire et au Bénin, entre autres. Des voyages formateurs. L’entrepreneur, qui s’investit autant dans les arts que dans le sport, avec son entreprise Game Point Basketball fondée un an après Talent d’Afrique, se sent bien partout. Je parle de la culture congolaise, mais j’ai adopté la culture québécoise, souligne Kalala.

Cette différence, il veut la partager. Le talent, il veut le montrer. C’est un entrepreneur qui n’attend pas pour donner naissance à ses projets. La preuve? Au début de l’aventure Talent d’Afrique, il a financé l’organisation de sa poche, vendant ses premiers billets directement sur le campus de l’Université Laval. La première édition ne s’est pas passée comme je voulais, dit-il. Il y a eu beaucoup de petits défauts, mais c’est dans l’échec qu’on apprend, soutient celui qui apprend aussi à ne pas se plaindre.

Source : ici radio canada

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